Amis du sexe opposé : vision islamique

Halal Contributor
friendship
© Odua | Dreamstime.com

Aucun texte du Coran ni de la Sunna ne s’applique précisément au fait d’avoir des « amis » du sexe opposé. Techniquement, il n’est pas interdit d’interagir et de parler avec des personnes du sexe opposé. Il n’y a rien de mal à avoir des relations professionnelles avec des personnes du sexe opposé, ou à avoir des connaissances du sexe opposé.

Le fait qu’une amitié avec le sexe opposé soit appropriée ou non dépend entièrement du niveau de connexion émotionnelle avec lui. Plus le lien émotionnel est renforcé, plus l’amitié devient inappropriée. Un exemple extrême est celui d’un mari dont la « meilleure amie » est une femme autre que son épouse. Cette amitié va sans doute perturber sa relation avec sa femme, lui donnant le sentiment d’être exclu, et lui faisant sentir par ailleurs qu’une autre femme est en concurrence avec elle aux fins d’obtenir l’attention et la sympathie de son mari.

Comment contrôler la connexion émotionnelle avec le sexe opposé ?

Pour un homme, il est parfois très facile de faire une erreur et de prendre une interaction dans une direction inappropriée. Il est si facile de plaisanter et de complimenter la femme. Tôt ou tard, le cerveau de l’homme peut se mettre en mode « séduction » pour qu’il commence à traiter la femme en tant qu’intérêt romantique. Un homme pieux et conscient de lui-même peut avoir un bon contrôle sur lui-même de sorte qu’il essaie toujours de traiter les femmes comme si elles étaient ses sœurs. C’est ce que nous devrions toujours essayer de faire. Cette attitude l’incite à traiter les femmes autrement que comme une simple amie. C’est une chose qu’il devra toujours combattre.

Lorsque nous traitons avec des personnes du sexe opposé, notre cerveau est toujours pleinement conscient que cette personne est un conjoint potentiel. Notre cerveau peut constamment nous inciter à orienter l’interaction dans une direction romantique, de sorte que nous devons utiliser notre âme pour dominer notre cerveau afin que les choses restent appropriées.

Il est donc risqué de se lier d’amitié avec une personne du sexe opposé. Ce n’est pas interdit dans l’Islam, mais si nous nous y engageons, nous prenons un risque. Il arrive qu’un homme rencontre une femme qui, comme lui, a une très bonne maîtrise de soi et n’a aucun intérêt à s’attacher à lui sur le plan romantique. Ils peuvent développer une amitié bonne et bénéfique. Par contre, plus ils interagissent entre eux, plus ils risquent de laisser les choses se développer trop entre eux. Ils doivent donc tous deux rester conscients d’eux-mêmes et s’efforcer de lire le Coran quotidiennement ou de faire d’autres choses qui leur permettent de toujours avoir Dieu à l’esprit.

Conscience éveillée : Amitié sans risque

Selon les fatwas au sujet des relations d’amitié platoniques, celles-ci sont soit interdites, soit fortement déconseillées. Ceci est en raison des risques qu’elles comportent. En réalité, aucun texte de l’islam n’interdit explicitement de telles amitiés. Il existe des nuances infinies d’amitié entre hommes et femmes. À une extrémité du spectre, il y a les hommes et les femmes qui se connaissent professionnellement. En plus, qui partagent leur travail et leurs intérêts plusieurs fois par an. À l’autre extrémité, il y a les amis du sexe opposé qui discutent quotidiennement et se considèrent comme des meilleurs amis. Bien que rien de ce spectre ne soit strictement interdit, les risques sont d’autant plus grands que la relation devient plus intime. Les deux amis font quelque chose de risqué, et ils devraient honnêtement et sincèrement regarder dans leur cœur et décider s’ils sont capables de gérer un tel risque. Si les deux amis sont mûrs et intelligents, et s’ils entretiennent une relation très étroite avec Dieu par le biais de choses comme la lecture quotidienne du Coran, alors ils seront probablement capables de gérer le risque.

Les amis sont là pour nous inspirer et pour nous rapprocher encore plus d’Allah, et non pour nous encourager à tomber dans un péché. Nous ne devons pas laisser nos désirs diriger nos actions ; mais plutôt laisser notre conscience de Dieu nous guider vers ce qui Lui est agréable et donc bénéfique pour nous. 

 

écrit par : Jamila Boudhakite

Enjoy Ali Huda! Exclusive for your kids.