Des mosquées à visiter en post-isolation (Chapitre 2): Grande Mosquée de Djenné, Mali

Architecture Soudano-Sahilienne en Mali, Djenné
Grande Mosquée de Djenné, Mali - enclave faite © Hector Martinez Troyano | Dreamstime.com

Les régulations concernant le Coronavirus sont devenus plus strictes autour du monde et les gens ont du mal a réprimer l’agitation accumulée en restant chez eux, de jour en jour plus enclins à satisfaire leurs pulsions naturelles en s’échappant vers le monde extérieur.

Le danger du Virus reste quand même omnipresent, affectant de plus en plus de personnes, nous laissant à transférer notre existence vers le monde virtuel. Ainsi, il n’y a pas de meilleur temps à s’intéresser aux merveilles de la république de l’Afrique de L’ouest – Mali.

Ce pays relativement humble présente un style très particulier d’architecture s’appellant le style Soudano-Sahelien, common aux régions du sud et de l’ouest du continent.

Le plus unique dans le registre de ce style se montre la grande mosquée de Djenné, localisée près de la rivière Bani de Mali. L’avènement de l’Islam dans cette région, autour du 9ème siècle, a été rendu possible via les voyages des marchands Berbers et Tuaregs, amenant leur commerce aux régions de l’Afrique depuis le Moyen-Orient, solidifié ensuite par les fondateurs des fraternités Sufi.

La mosquée originelle qui a été érigée dans cet endroit a théoriquement été construite durant le 13ème siècle, s’élevant par dessus un ancien palais d’un Sultan ayant converti en Islam qui par la suite a commandé de raser son palais, construisant à sa place une belle mosquée.

Cependant, peu d’information est véritablement disponible sur celle-ci avant l’an 1828, quand l’explorateur français René Caillié atterrit sur cette terre, décrivant cette infrastructure curieuse dans ses texts.

Les origins de cette architecture atypique Soudano-Sahelienne datent jusqu’à l’an 250AEC, dans cette même région de Djenné. Les motifs relativement simplistes de ce style sont caractérisés par l’utilisation des briques de boue et du plâtre d’adobe pour entourer une squelette interne de poutres en bois.

Celles-ci dépassent souvent des plus grandes structures telles que les palais ou les mosquées, attribuant ainsi un attrait distinctif à cet artisanat local.

Au cours des années, la mosquée a été reconstruite un nombre de fois et l’endroit a longtemps resté un important relique pour les personnes pour plus de huit siècles. Comme le pays est relativement pauvre, le gouvernement ne pouvait pas se permette de rénover la mosquée, alors toutes les restaurations ont été faites sur des fonds privés.

Aujourd’hui, les locaux prennent tous part dans la maintenance de la mosquée dans un effort commun. Chaque année ils accueillent un festival excitant dédié à la réparation de la mosquée, accompagnée de musique locale et de nourriture diverse.

Une fois que la célébration vient à sa fin, les enfants sont laissés à jouer avec le plâtre pour le mélanger, utilisé plus tard pour couvrir l’érosion et les fissures accumulées dans les murs au long de l’année.

En parallèle, les villageois-ouvriers grimpent la mosquée avec tout l’équipement qui leur est nécessaire, tandis que les femmes de la ville leurs apportent de l’eau au long du procès.

La première personne qui fait l’honneur d’amener le plâtre aux travailleurs est élue par une course habituelle qui se fait au début du festival. Les vétérans, ceux qui ont prit part dans le festival d’innombrables fois, observent patiemment tandis que la mosquée reprend sa majesté initiale avec l’effort commun dirigé.

Une fois que le virus cède, il y a ici une merveilleuse opportunité d’aller observer une réalité complètement parallèle et divergente à la plupart des nôtres. La Grande mosquée de Djenné et toutes les activités concomitantes vont certainement laisser que des émotions positives de l’unique expérience culturelle et humaine que vous allez vivre.