Des mosquées à visiter en post-isolation (Chapitre 6): Le Po-I-Kalyan, Uzbekistan

Cour extérieure au complexe religieux Po-i-kalyan Uzbekistan, Bukhar
Cour extérieure au complexe religieux Po-i-kalyan Uzbekistan, Bukhara © Vadim Startsev | Dreamstime.com

De nombreuses semaines sont passés depuis le début de l’épidémie. Il est clair que dans des situations comme celle-ci, seuls l’action collective et la responsabilité peuvent aider à diminuer davantage les dégâts à l’humanité. Par ailleurs, des situations pareilles révèlent, visiblement, la fragilité de l’équilibre relationnel entre certains gouvernements.

En tant que Musulmans, nous ne devons hésiter d’user de cette opportunité à demander du pardon à notre Seigneur et prier les Dua pour le bien-être des autres.

Certainement, il y a pas mal de bons aspects à ce que l’on aurait pu croire un désastre. En isolation, on peut se concentrer sur le renforcement de notre Imaan (foi), grandissant dans les yeux d’Allah, ainsi que sur le développement de nos qualités individuelles et bonnes habitudes. Néanmoins, cela est plus facilement dit que fait, en considérant de plus que non seulement les extravertis nécessitent un souffle d’air frais.

Qu’est-ce que pourrait être plus rafraîchissant que de partir en vacances, passant vos heures insouciantes en se prélassant tendrement au soleil, dévorant morceau après morceau de pastèques et melons les plus suaves d’Uzbekistan.

À travers les villes de ce pays, la culture frugale a emmené un variété de mosquées merveilleuses parmi lesquelles, une fois que vous avez fini la dégustation obligatoire de chaque fruit à la marché, vous ne regretterez certainement pas visiter le légendaire Po-i-Kalyan.

Ce complexe relativement spacieux et à trois structures se localise en Bukhara, un endroit ayant connu déjà pas mal de mosquées à partir de l’an 713EC. Les dernières ont été brulées dans une invasion menée par Gengis Khan en 1121, qui, fasciné par sa grandeur, avait pensé que c’était un palais d’un Khan. Depuis l’attaque, seul le minaret Kalan (i.e. le grand minaret) est resté intacte.

Terriblement, cette seule structure non détruite portait le nom de Tour de la Mort, un nom qu’elle avait acquiert à travers les centaines d’années durant lesquelles on projetait des malfaiteurs depuis le toit de la tour comme punition pour des crimes suffisamment sévères. Malgré ce passé relativement cruel, cette imposante mais élégante tour de 45 mètres reste un atout indéniable au complexe du Po-I-Kalyan.

Ce qui est assez curieux c’est que la tour n’accomplissait vraiment son dessein initial (fournir une position haute au muezzin) que pendant les quelques décennies après sa construction, effectivement peu pratique dû à sa taille énorme; pour être entendu durant la prière, il suffisait au muezzin de grimper sur le toit de la mosquée.

En 1514, durant l’empire Shaybanid, le gouverneur de la ville a érigé l’une des trois structures du complexe, connue comme la mosquée Kalan, embellissant ainsi le minaret exceptionnel. En concevant en ensemble aussi frappant, Bukhara a commencé d’attirer un nombre croissant de voyageurs et marchands, rivalisant par conséquent avec la puissance de la capitale – Samarkand.

Moins de 20 ans se sont écoulés quand une autre addition magnifique a été faite à ce complexe déjà impressionnant. Le Sheikh du Yemen, offrant fréquemment de l’instruction spirituelle au Khan régnant, a décidé d’embellir davantage la majesté de l’endroit en entamant la création limitrophe du Mir-i-Arab Madrasa.

Cette troisième structure de l’ensemble a été accordée le rôle d’un centre pour études Islamiques. En 1533, un an après sa construction, le Ubaydallah Khan a pris la décision d’élire Bukhara comme nouvelle capitale de l’empire Shaybanid, dû peut-être à la grandeur indubitable du complexe récemment formé.

Une fois que vous y êtes, votre regard va inévitablement s’attirer vers le carrelage fascinant du  portail principal monumental, surmonté de deux cotés par deux dômes imposants couleur cyan. Sous le rayons de soleil le portail brille de motifs vifs d’azur, se mélangeant enjoués aux fragments de vert émeraude et rouge, éparpillés si et là de calligraphies diverses, créant avec leurs lumières magiques un muraille de couleurs à l’entrée.

En parallèle, on a construit à l’intérieur du Mir-i-Arab Madrasa une noble mausolée où gisent les restes du Ubaydallah Khan et ses mentors.

Plonger davantage dans les ressorts culturels du Po-i-Kalyan va vous mener a des découvertes merveilleuses si vous êtes quelqu’un intéressé par l’histoire et les aventures. Si des belles vues sont ce qui importe dans votre voyage, simplement faire une petite prière et admirer l’architecture brillante du complexe va vous laisser avec assez d’emotions positives pour que vous trouviez votre voyage plus qu’agréable.

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