Doit-on seulement lire le Coran ?

piscine enfants musulmans
Enfants musulmans lisent un livre © Distinctiveimages | Dreamstime.com

Revenons 1400 ans en arrière. Avant l’époque de l’Islam, la période chronologique dans le monde arabe était appelée Jahiliyyah, ce qui signifie littéralement ‘ignorance’. Les gens continuaient le mode de vie de leurs ancêtres et se promenaient nus lors des rituels religieux, enterraient leurs filles vivantes et vénéraient des pierres qui ne possédaient aucun pouvoir.

Toute personne bien informée considérerait ce comportement comme de l’ignorance, dans le meilleur des cas. Cependant, ce mode de vie était tellement ancré dans les moeurs de l’époque que la population est devenue aveugle à l’horreur de ses actions. L’Islam est une religion qui a assisté l’humanité à observer, questionner, réfléchir et évaluer.

Le Coran a mis les Arabes de l’époque au défi de rompre leurs traditions qu’ils avaient suivies jusqu’à présent, continués simplement parce qu’ils avaient trouvé leurs parents en train de les pratiquer. Beaucoup d’entre eux l’ont fait et sont ainsi devenus les tout premiers musulmans, tant aimés des adeptes de la foi dans le monde entier.

Le tout premier mot du Coran à être révélé était “Iqra” – un commandement signifiant “Lisez ! Dieu aurait pu choisir n’importe quel mot pour commencer, mais il a choisi celui-ci.

Dans ce verset Allah, exalté soit-Il, dit «Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. ». (Coran : 96/1-5).

C’est par la lecture que l’on peut apprendre à s’améliorer sur soi et grandir comme individus. La lecture ouvre la porte à de nouvelles perspectives et à de nouveaux points de vue sur le monde. Tout au long du Coran, Allah encourage les gens à réfléchir sur cette vie et à penser. 

Le Prophète Mohammad (Paix sur lui) a dit :

« Celui à qui Allah veut du bien, Il l’instruit dans la religion » (Al-Boukhari et Mouslim)

« Les savants sont les héritiers des prophètes et les prophètes n’ont laissés après eux ni dinars ni dirhams mais ont laissés comme héritage la science ; celui qui y la prend, prend une bonne part » (Al-Boukhari)

Nous comprenons ainsi que la connaissance est vitale dans la foi. Par exemple, un musulman doit apprendre comment entrer dans un état de pureté avec des ablutions appropriées, des passages du Coran en arabe pour prier, les règles du jeûne et de la charité obligatoire, ainsi que bien d’autres choses pour accomplir les commandements de Dieu.

En effet, outre les connaissances religieuses, l’Islam accorde une importance significative à d’autres connaissances. Le Coran mentionne des faits scientifiques concernant le soleil et la lune, la nuit et le jour, les graines et les plantes, et même les premiers stades de la vie d’un être humain alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère. Si ces faits sont mentionnés pour mettre en évidence les signes de Dieu, ils illustrent également l’importance de connaître ces processus. Lorsqu’une personne apprend à connaître l’orbite, les cycles des plantes et la reproduction, non seulement elle devient un être humain informé, mais elle peut aussi voir Dieu à l’œuvre.

Allah, exalté soit-Il, dit : « “Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas? ” Seuls les doués d’intelligence se rappellent.» (Coran : 39/9)

Tout au long de l’histoire, nous voyons de nombreux érudits musulmans exceller dans les matières religieuses, en plus des domaines des mathématiques, de la médecine et des sciences.

Le monde musulman était un monde prospère, abritant les plus grandes bibliothèques et des prouesses architecturales étonnantes dans des endroits comme Bagdad et l’Andalousie. Si une grande partie des réalisations et des écrits ont été détruits, les preuves sont encore très visibles.

Les structures et les livres, les concepts et les théories montrent à quel point les musulmans avaient soif de savoir dans le passé. La religion de l’Islam n’encourage pas seulement cette soif, mais elle la rend nécessaire.

Avoir des connaissances est une grande bénédiction et l’Islam enseigne à ses adeptes à toujours les rechercher. L’acquisition de ces connaissances permet de mieux comprendre le monde, les gens et notre place dans ce monde.