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Nouveauté

Esclavagisme moderne : l’exploitation du 21e siècle

Economie 27 Jan 2021
child labor
© Sangoiri | Dreamstime.com

Lorsqu’on pense à l’esclavagisme, on pense souvent que c’est de l’histoire ancienne. On croit également que le 21e siècle, promeut par le progrès, ne tolère pas ce genre de comportement. Pourtant, l’esclavagisme est une réalité plus que présente et perpétuée dans le monde entier. L’esclavagisme moderne se résulte en une exploitation des individus des pays pauvres pour des gains économiques et commerciaux. Ces individus sont forcés à travailler dans des conditions abominables et souvent font face aux menaces. Aujourd’hui, nous sommes entourés de produits issus de l’esclavagisme. Ils sont tellement nombreux qu’il en devient presque impossible de contraindre les marques d’utiliser des produits issus de la main-d’œuvre d’esclaves. 

L’esclavagisme moderne, une mondialisation de l’économie

Contrairement à ce qu’on peut penser, il y a beaucoup plus d’esclaves qu’autrefois. En quelques sortes, l’esclavagisme n’a jamais été aboli. Même s’il est interdit dans de nombreux pays, il est pratiqué à l’échelle mondiale. De plus, le travail forcé apporte énormément d’argent. Souvent, les esclaves sont des gens qui se retrouvent dans une mauvaise situation économique et par envie d’améliorer leur vie, se retrouvent privés de liberté. Ces gens, capturés par des promesses d’un travail bien payé, se retrouvent dans une situation qu’ils ne peuvent plus échapper. De plus, beaucoup d’enfants sont forcés à travailler. Dans certains pays, l’esclavagisme est héréditaire de parents aux enfants. Ces gens ne connaissent pas d’autres vies que d’être esclave. Les pays les plus touchés par l’esclavagisme sont souvent les pays les plus producteurs de marchandise. Dans la grande majorité des cas, les pays pauvres ont tendance à être le plus touchés par l’esclavagisme.

« SOS » dans nos vêtements

Les esclaves, aujourd’hui, travaillent dans beaucoup de secteurs différents. De la production de nos vêtements à la collecte de nos fruits et légumes. L’esclavagisme profite à de nombreuses multinationales qui font des millions sur le travail forcé. Le travail forcé dans l’industrie textile est de plus en plus controversé. Des nombreuses fois, les consommateurs ont retrouvé des messages d’un appel à l’aide, cousu dans leurs vêtements, qui ont fait polémiques. Souvent, ces scandales sont très vite étouffés dans l’air. Bien que les consommateurs exigent des réponses, les multinationales préfèrent nier ces accusations et continuer leur business comme si de rien n’était.

Le pouvoir de mettre fin au travail forcé

Enfin, accessible, ne veut pas forcément dire que c’est éthique. Il est grand temps de penser à l’histoire derrière chaque produit et d’avoir conscience que ce produit puisse être issu du travail forcé. De plus, d’une manière, nous sommes tous des instigateurs de ce travail forcé puisque nous consommons ce que le marché nous propose sans se poser des questions. Ainsi, nous avons le pouvoir de dire non aux marchés en leur montrant que nous ne voulons pas contribuer à l’esclavagisme. 

 

écrit par : ANGUTAYEVA Madina