Faisait Ibn Qayyim al-Jawziyya partie des Mujaddids?

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Ibn Qayyim al-Jawziyya est souvent comparé en importance à Imam al Ghazali qui a vécu deux cent ans avant lui. Tout comme al-Ghazali, al-Jawziyya révélait et renforçait les sources internes du véritable Islam. Il était un homme très brilliant et fort avec des points de vue et enseignements parfois controversés et un caractère difficile, mais comme disait Ibnn Kathir, il éveillait du respect et de l’amour auprès du peuple.

Six mois avant sa naissance, en 1291, le sultan Mamluk d’Egypte, Halil, a capturé la dernière forteresse des croisés en Palestine et les a exilés à jamais des terres Musulmanes. À cet heure l’état Mamluk, duquel Damas est devenu une province, pouvait se développer sans peur d’envahisseurs étrangers.

Dans ces terres, l’imam a été surnommé Shamsuddin Abu Abdullah Mohammed ibn Abu Bakr ad-Dimashqi al-Hanbali. On observe la dedans ‘celui de Damas (ad-Dimashqi) et Hanbalite (al-Hanbali), descriptions assez vraies. Il vivait réellement à Damas au début du 14ème siècle quand le centre de la vie Musulmane a migré vers l’Egypte sous le règne Mamluk.

Ce surnom par lequel il s’est fait connaitre signifie ‘fils du gardien de la madrasa Jawziyya’ – le nom de la madrasa à Damas. La famille du garçon était très pieuse et vertueuse, suivant strictement toutes les lois et les régulations de la foi Musulmane, qui l’ont inculqué cette même ardeur religieuse. 

Imam al-Jawziya a entamé ses études avant l’âge de 7 ans puisque la position de son père lui permettait d’acquérir de la connaissance profonde à cet âge. À ce temps, Damas était le centre des études Musulmans dans lesquels notre protagoniste participait pleinement en visitant des lectures des Sheiks proéminents de l’époque. 

Son professeur préféré, qu’il a suivi même en prison, était Ibn Taymiyyah. Ayant ensemble étudié beaucoup de fiqh et jurisprudence, ils ont été emprisonnés ensemble sur leur retour à Damas pour un serment controversé. Imam al-Jawziyya a été libéré deux ans plus tard, tandis que son professeur bien-aimé est décédé dans les murs du prison.

Les deux ans de prison lui ont été accordés en raison de ses déclarations violentes, opposés aux pratiques communes des savants religieux de Damas. Imam al-Jawziyya s’opposait aux pratiques de vénérer les saints, leur tombes et restes, une pratique développée au sein du Sufism.

Les représentatifs des quatre madhhabs légaux (Hanafi, Shafi’i, Maliki et même Hanbali) ont voté d’une voix pour son emprisonnement, parsemés de sa critique et opprobre violents.

Néanmoins, ce sont précisément des gens comme Imam al-Jawziyya qui introduisent des nouveautés, ayant peur de personne pour atteindre la vérité – ce sont les rénovateurs de la foi – les Mujaddids desquels le Prophète Muhammad (PSL) a prévenu.

En prison, la seule chose qui occupait notre héros était le Coran. Alors que l’on tend à croire que al Jawziyya se tenait fermement aux pratiques Hanbalites et rejetait le Sufism, selon ses propres histoires plus tard, il a affirmé d’avoir vécu une expérience Sufi de la “ fragrance de la joie spirituelle” suite à la lecture du Coran (dhawq).

Dans ces travaux scientifiques, Imam al-Jawziyya dévouait beaucoup d’attention à la critique du Christianisme et des ses erreurs. De plus, il agissait en tant qu’opposant actif de la doctrine ‘wahdat al-wujud’ (unité d’existence), qui était répandue à ce temps, basant l’affirmation de la création sur l’auto-observation et auto-cognition de Dieu. C’était à travers ses efforts, soutenu par ses suivants Imam Ibnn Khaldun et Al-Asqaliani, qui cette théorie contredisant la compréhension stricte des enseignements de Dieu, selon les savants des écoles traditionnelles de la théologie Musulmane, a été enfin rejetée.