Génétique : résoudre un exercice sur le dihybridisme

Éducation Njindam L. Ibrahim
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Le dihybridisme est un croisement entre deux individus qui diffèrent de deux caractères héréditaires. Des exercices sur le dihybridisme sont très fréquents en génétique. Cependant, beaucoup d’élèves perdent énormément de points dans cette partie. Le problème est surtout lié à un problème de compréhension et de méthodologie. C’est au regard de cette réalité que nous consacrons tout un article sur la résolution d’un exercice sur le dihybridisme.

Identifier les caractères dominants, récessifs, voire codominants

Cette étape est la première. Elle est incontournable. Il faut automatiquement passer par là, que la question vous soit posée ou pas, qu’il s’agisse d’un exercice sur le dihybridisme ou sur le monohybridisme. Les caractères dominants sont ce qui apparait toujours en F1et sont prédominants en F2lorsque chaque parent est doublement homozygote ou de lignée pure. Dans ces mêmes conditions, le caractère récessif est celui qui disparait en F1et réapparait en faible proportion en F2. Il y a codominance avec la F1, on obtient uniquement des caractères nouveaux ou intermédiaires entre ces des parents homozygotes.

Gènes liés ou pas ?

La prochaine étape fondamentale dans la résolution d’un exercice sur le dihybridisme est celle de savoir si les gènes sont liés ou pas. Il existe plusieurs astuces pour le savoir. Premièrement, le numéro des paires de chromosomes qui est souvent mentionné. Si les deux gènes sont portés par les chromosomes ayant des numéros (de paire) différents, alors les gènes ne sont pas liés. Dans le cas contraire, ils sont liés. Deuxièmement, les résultats de la F2. Lorsque les individus de la F2issue de parents de race pure donnent les proportions 9/16 ; 3/16 ; 3/16 ; 3/16, les gènes sont indépendants. Mais si ces proportions donnent 3/4 et 1/4, les gènes sont liés. Et enfin, troisièmement le croisement retour. Si les résultats du croisement retour donnent 1/4, 1/4, 1/4, et 1/4, alors les gènes sont indépendants (non liés). S’ils donnent d’autres proportions, alors les gènes sont liés.

Gène gonosomal ou autosomal ?

La troisième étape fondamentale dans un exercice de dihybridisme, et de savoir si chaque gène est autosomal ou gonosomal. Il faut commencer par des hypothèses. Si l’allèle est porté par le chromosome Y, alors chaque individu mâle doit avoir le même phénotype en question que ses descendants mâles, et le phénotype concerné doit uniquement apparaitre les individus mâles. Si un allèle est dominant, il est porté par le chromosome X si le père possédant le phénotype correspondant à toutes ses filles avec le même phénotype et vice-versa. Un garçon au même phénotype a forcément sa mère malade et la réciproque n’est pas toujours vraie. Si un allèle est récessif, une fille possédant le phénotype correspondant à cet allèle a forcément son père malade, mais la réciproque n’est pas toujours vraie. Une femme au même phénotype a forcément des garçons avec le même phénotype, mais la réciproque n’est pas toujours vraie. Si aucun de ces cas n’est vérifié, alors le gène est autosomal.Allah sait mieux.

 

écrit par : Njindam L. Ibrahim

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