Ibn Rushd (Averroes) – l’histoire d’un génie

Muraille avec statue d'Ibn Rushd, penseur de la période Abbasside
Statue du philosophe Ibn Rushd (Averroes) près de murs de Cordoba © García Juan | Dreamstime.com

Dans des temps pas très récents des Califats durant la période Abbasid, il y avait une concentration d’intellectuels et d’académiques splendides dans tout coin de l’empire. La majorité des Califs supportait les chercheurs de connaissance, contribuant ainsi à un environment dont la culture et la technologie peuvent fleurir, poussant l’empire Musulman en avant.

L’expansion de la connaissance et de la culture dans la période Abbasid n’est pas venue seulement des idées de penseurs brilliants du temps, mais aussi des traductions qualifiés de textes grecques et latins. Ce n’est pas pour dire, durant cette période, qu’une grande partie des intellectuels ne joignait pas les deux.

En effet, traduire et extraire des connaissances anciennes devenait exponentiellement crucial pour les avances dans les domaines de mathématiques, astrologie et médecine.

Abū al-Walīd Muḥammad ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Rushd, connu aussi plus communément comme Averroes (ou simplement Ibn Rushd) n’était pas un penseur commun de l’époque. Il est né en 1126EC dans une famille de juristes bien respectés en Cordoba, desquels, le plus notable est son grand-père – Iman de la grande mosquée de Cordoba et juge principal de la ville.

Apprenant de son grand-père et ses étudiants, dans sa jeunesse, Ibn Rushd a rapidement atteint l’excellence dans les études de Fiqh, médecine, théologie et éventuellement, la philosophie. Il fréquentait des rassemblements réguliers de poètes, philosophes et médecins de Seville, un endroit préféré du futur Calif d’Almohad, Abu Yaqub Yusuf.

Bientôt, autour de l’an 1143 il a mit pied en Marrakech afin de conduire certaines observations astronomiques. Après quelques jours dans la ville, Ibn Rushd est tombé sur l’une de ses anciennes connaissances – Ibn Tafayl, dont il se souvenait depuis les rassemblements d’intellectuels en Seville. Après avoir échangé de saluts et de positions philosophiques, dans pas très longtemps, ils sont devenu de bons amis malgré les désaccords dans leurs croyances.

Ibn Tufayl occupait une position honorable en tant que médecin dans la cour et en temps dû, avait introduit Ibn Rushd au Caliph régnant – Abu Yaqub Yusuf. Le Calif, à l’étonnement d’Ibn Rushd, était un homme très éduqué et tenait une position bien argumentée dans leur débats philosophes, se référant souvent aux penseurs grecs.

Suite à cette introduction, Ibn Rushd a bien plu au Calif et il est resté parmi ses favoris jusqu’au jour de sa mort. Dans les derniers moments du Calif, la philosophie d’Aristote lui était toujours peu intelligible, encombrant son coeur avec l’incertitude.

En part inspiré par le desire de poursuivre la volonté du Calif, Ibn Rushd commença son chemin sinueux de commentaires et d’explications des travaux d’Aristote. Il était si passionné par Aristote qu’à la fin, il avait laissé un commentaire sur presque l’entièreté de ses travaux et même aujourd’hui, presque chaque ouvrage d’Aristote vient avec des commentaires et des resumés faites par Ibn Rushd.

Ceci a substantiellement assisté à l’avance de la philosophie Musulmane, ainsi que celle des chrétiens et des juifs pour des siècles à venir, dû à la clarté des explications et à la qualité des idées originales.

Les travaux d’Ibn Rushd les plus célèbres et pertinents n’ont été écrites que vers 1180. Il a mis un focus sur l’établissement de l’essence de croyances religieuses; dévouant sa recherche philosophique pour découvrir les vérités derrière l’Islam. Il disait que seul celui qui a atteint un niveau suffisant en métaphysique peut légitimement interpreter et dévoiler les vérités inscrites dans le Coran.

Dans sa recherche théologique, Ibn Rushd a fait des arguments pour prouver l’existence de Dieu, théorisant de même certaines de Ses actions et attributs. L’un de ses travaux principaux dans le domaine était le Fasl al-Maqal, décrivant comment la philosophie et l’Islam peuvent marcher main en main.

À travers sa carrière, Ibn Rushd avait aussi forgé de nombreux travaux excellents dans le domaine de Jurisprudence, médecine, physique et psychologie, apart de ses thèses principales. Des esprits universels comme lui doivent nous inspirer à chercher le sens véritable dans ce qui est écrit dans le Coran, en nous ramenant plus proche du Seigneur au lieu de nous réduire à une compréhension superficielle des mots d’Allah.