Ibrahim Omer : 1er député africain en Nouvelle-Zélande

Homme 14 Déc 2020 Contributor

Le premier député africain de Nouvelle-Zélande, Ibrahim Omer, raconte son parcours d’espoir depuis une Érythrée déchirée par la guerre jusqu’à un camp de réfugiés soudanais et finalement au gouvernement en tant que député travailliste. Il rêvait d’être un joueur de football ou un politicien, mais il a laissé ces rêves derrière lui lorsqu’il a fui le pays. Il a quitté son pays natal, l’Érythrée, en 2003, pour franchir la dangereuse frontière avec le Soudan voisin.

« Je suis érythréen, je suis un ancien réfugié, je suis musulman, je suis syndicaliste, mais plus important encore, je me présente devant vous aujourd’hui en tant que fier Néo-Zélandais. »

Il a passé des années dans des camps de réfugiés gérés par les Nations unies où il a travaillé comme interprète, jusqu’à ce qu’il soit détenu parce qu’il était soupçonné d’être un espion. Ce n’est que lorsque les Nations unies sont intervenues qu’il a été secouru et qu’on lui a offert la possibilité de venir en Nouvelle-Zélande.Il n’avait jamais entendu parler de ce pays auparavant, selon ses propres termes.

« Mais j’ai entendu dire que c’était l’un des endroits les plus paisibles du monde et c’était bien pour moi, car j’étais tout le temps fatigué de la peur et de l’anticipation. »

Omar a travaillé comme agent de sécurité et finalement comme nettoyeur à l’université de Victoria, où il travaillait 80 heures par semaine pour pouvoir envoyer de l’argent à sa famille. Ibrahim Omer a économisé suffisamment d’argent pour étudier, à Wellington il a reçu une augmentation de salaire et s’est rendu à sa première conférence dans une salle qu’il avait nettoyée la veille.Il a fait son chemin dans le mouvement syndical, avant d’être élu au Parlement sur la liste du Parti travailliste en 2020. Omar s’est engagé à poursuivre la lutte pour les travailleurs à bas salaires et les réfugiés.

« Je te vois, je te sens, je serai à tes côtés et je me battrai à tes côtés.»

Le chef adjoint du parti travailliste, Kelvin Davis, a déclaré que c’était le premier discours le plus fort et le plus émouvant qu’il n’ait jamais entendu.

 

écrit par : Jaafar Benyoucef