La Sagesse du Prophète Muhammad à la Bataille de la Tranchée

Tranchée creusée à la main, fils, travail de plusieurs hommes
Une tranchée creusée à la main sans protection au milieu d'un champ © Sommersby | Dreamstime.com

Notre histoire commune n’a pas toujours été celle de bonnes actions, bienveillance et perpétuelle evolution. Néanmoins, cela n’est qu’inévitable puisqu’une telle existence contredirait la nature même de l’homme. En effet, de nombreuses guerres ont été battues dont frère tuait frère pour la territoire, faisant surgir des sentiments intenses de rancoeur vindicative réciproque.

Cependant, même les événements les plus atroces ne doivent pas être oubliés afin qu’on puisse agir sur ces fautes du passé dans le présent. Sans doutes, certaines parmi celles on aimerait bien oublier. D’autres par contre, on s’en souvient avec beaucoup plus d’ardeur et telle est l’héroïque bataille de la tranchée de 627EC.

Étant déjà bien respecté par le peuple de la Mecque, les révélations divines de nôtre Prophète Muhammad autour de l’an 610 ont incité davantage les personnes dévouées à se soumettre à sa cause. Cependant, à ce temps-là le monothéisme n’était pas une pratique commune dans la ville et comme conséquence, le Prophète a été fréquemment boudé et raillé avec ces adeptes par les autorités.

Bientôt Prophète Mohammad, accompagné des Musulmans, a été forcé d’abandonner sa ville natale pour éviter la prosecution, se dirigeant vers l’ancienne ville de Yathrib en 622 qu’il a renommé plus tard en Médina. Cette migration est connu aujourd’hui comme la Hijrah.

Depuis l’arrivée de notre Prophète et ses compagnons, les premières années consécutives de leur séjour à Médina ont eu pour conséquence la germination de conflits et tensions avec les tribus Arabes et Juives à la Mecque et dans Médina-même.

Entre 624 et 625, seulement deux and après leur venue, les tribus juives de Banu Nadir et Banu Qaynuga ont envahi Médina en essayant d’assassiner notre Prophète. Suite à leurs échecs belliqueux, Mohammad a envoyé les participants des deux tribus en exile, enclenchant ainsi la formation d’une alliance dissimulé contre les Musulmans.

Dans une année, Banu nadir se sont réunis contre le Prophète avec les tribus Banu Qurayza, Quraysh et Ghatafan; certains par vengeance, d’autres par désaccord et d’autres encore pour réclamer le butin de la guerre.

En 627, l’alliance a su amasser près de 10,000 hommes et 600 cavaliers pour partir en guerre contre les Musulmans de Médina. Notre Prophète à été prévenu quatre jours à l’avance de l’attaque imminente en préparation pour laquelle il a réussi d’assembler 3,000 hommes dès l’âge de 14 ans.

Manquant quelque 7,000 hommes pour égaler l’armée alliée, Salman Al-Farsi (premier homme à se convertir en Islam) a proposé une stratégie de retranchement, rendue possible grace aux montagnes difficilement passables qui entouraient Médina. Ainsi en quatre jours, les Musulmans ont creusé deux tranchées bloquant tout passage à la ville entre les montagnes.

C’était le mois de janvier quand les forces se sont rencontrés pour la première fois. Les cavaliers ont essayé de passer les tranchées en premiers, mais un tel passage était complètement impossible due à la rigidité de la position des musulmans. En effet, ceci n’était pas une tactique de bataille habituelle pour l’époque, rendant la bataille plus difficile pour les deux parties.

Suite à une longue immobilisation à la frontière, l’impasse a commencé à épuiser les deux côtés. Le chef du Banu Nadir, Huyayy ibn Akhtab, est donc parti seul à travers les montagnes de Médina afin de convaincre le reste de la tribu Qurayza, restée dans la ville, de rompre leur alliance avec le Prophète Muhammad puisque les Musulmans étaient surs d’être accablés par la taille de l’armée alliée.

Eventuellement, les Qurayza ont cédé en prenant la décision de rejoindre les forces alliés. Le Prophète a promptement reçue la nouvelle de cette trahison et envoya 400 hommes et 300 cavaliers (inutiles à la tranchée) pour protéger la ville.

En ce temps là, les Musulmans retranchés s’approchaient au bout de leurs forces physiques et mentales, surmontés par la déstabilisation des rumeurs rampants de défection. D’autre part, l’armée confédérée se fatiguait et se fragilisait de même, suite à un manque de provisions et aux grands vents hivernales auxquels les Musulmans s’échappaient dans les tranchées. Les conflits parmi les membres de l’alliance croissaient de jour en jour, mais le recul n’était pas une option.

À la chance des Musulmans, Nuyam Ibn Masud, un général Arabe de confiance des confédérés avait récemment converti en Islam et était venu visiter le Prophète sans leur connaissance. Rapidement, ils ont forgé ensemble un plan rusé sur comment propager du désarroi parmi l’alliance elle-même et les Qurayza. 

Le général s’est donc promptement dirigé vers Médina pour communiquer aux membres de Qurayza que si le siège échouait, ils seraient à la merci complète de Muhammad, sans aucune protection des confédérés.

En parallèle, la tribu Ghatafan, cherchant seulement le pillage de cette guerre, étaient entrés dans des longues négociations avec le Prophète et le général pour arrêter le siege en échange pour des provisions. En effet, la méfiance et le désaccord se propageaient comme une incendie à travers l’armée alliée, attisés par la violence des conditions climatiques.

Avec peu d’espoir de recevoir de l’aide nécessaire des Qurayza pour gagner cette guerre, Huyayy Ibn Akhtab s’est enfui du champ de bataille et bientôt, écroulée, l’armée confédérée à finalement abandonné sa position.

Jusqu’à la fin la situation paraissait épouvantable pour les Musulmans, mais la résolution de Muhammad et ses chefs est restée inébranlable, les conduisant à une victoire indéniable.

Cette histoire nous rappelle la puissante de volonté de nos prédécesseurs qu’ils nous ont transmis à travers la forte foi dans l’Islam, celle qui a permis aux soldats d’emporter la victoire contre toute attente.

Des événements comme ceci ne doivent pas être oubliés car ils servent de parfaite lesson pour ceux qui perdent espoir dans des temps difficiles. Il se montre que celui qui persiste jusqu’à la fin recevra toujours l’aide de Dieu.