L’agriculture numérique : le futur de la production

Environnement Jamila Boudhakite
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Les attentes de l’agriculture numérique sont sans limite. De nombreux enthousiastes de cette révolution pensent que l’utilisation de la technologie dans l’agriculture permettra à l’humanité de produire plus de nourriture. Le tout sur une surface de terre beaucoup plus petite qu’auparavant, et contribuera à réduire les déchets et les polluants. D’autant plus, cela permettra de protéger la biodiversité et à offrir plus d’opportunités d’emploi dans le monde.

Qu’est-ce que l’agriculture numérique ?

L’agriculture numérique est une agriculture fondée sur l’utilisation des technologies et des données de l’écosystème. Ce système a pour but de favoriser la fourniture et le développement en temps voulu d’informations et de services aux agriculteurs. Elle permettrait de rendre l’agriculture productive et durable sur le plan social, économique et environnemental mais aussi de fournir des aliments sûrs, nutritifs et abordables pour tout le monde en même temps.

L’agriculture numérique semble également inévitable avec l’augmentation de la population humaine. Le besoin constant de plus de nourriture et l’étalement urbain réduisant la taille et la surface des terres cultivables de la planète est de plus en plus marqué.

Une production plus élevée à moindre coût

L’agriculture traditionnelle est financièrement coûteuse.  Que ce soit au niveau de la préparation du terrain, la mise en place des semences, l’utilisation d’engrais pour fertiliser les terrains, ou encore de l’utilisation de pesticides pour lutter contre les parasites. Toutes ces étapes nécessitent des sommes d’argent très importantes.

L’agriculture numérique protège l’environnement

En plus d’économiser de l’argent et d’augmenter la production, l’agriculture numérique contribue efficacement à la protection de l’environnement. L’agriculture traditionnelle est l’une des plus grandes sources de pollution, notamment l’émission de dioxyde de carbone, qui a négativement contribué au changement climatique dans le monde. Selon une étude, le système alimentaire mondial, depuis la fabrication des engrais et leur utilisation dans le cadre de la fertilisation des champs, jusqu’au stockage et au conditionnement des aliments produits, contribue à plus d’un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Le Forum économique mondial a estimé que seulement 15 à 20 % des exploitations agricoles existantes dans le monde utilisaient des techniques d’agriculture numérique. La proportion de la production alimentaire dans le monde augmenterait d’environ 10 à 15 %, et les émissions de gaz à effet de serre seraient réduites de 10 à 20 %.

Le marché mondial de l’agriculture numérique 

L’Europe domine actuellement sur le marché mondial de l’agriculture numérique, suivie par l’Amérique du Nord. Le Moyen-Orient, l’Afrique et certains pays d’Amérique latine ont également commencé à développer ces méthodes d’agriculture numérique.

Les Pays-Bas sont le pays leader dans ce domaine, car ils possèdent les plus grandes fermes numériques du monde. Ils contrôlent plus d’un tiers du commerce mondial des semences de fruits et légumes. De plus, ils sont également les premiers exportateurs mondiaux de pommes de terre et d’oignons.

L’agriculture numérique vise à fournir tout types d’aliments à toute période de l’année, indépendamment des changements climatiques. L’avantage c’est qu’elle le fait tout en préservant l’environnement et en réduisant la quantité d’émissions polluantes dans l’atmosphère dues aux gaz toxiques. Ceci résultant des opérations agricoles effectuées par les méthodes traditionnelles qui prévalaient dans le passé.

 

écrit par: Jamila Boudhakite

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