Le Chômage, une conséquence directe du Coronavirus

tristesse dans l'escalier
Covid-19 concept chômage, jeune, travailleur, masque © Graphixchon | Dreamstime.com

Le chômage qui frappe durement le monde compose récemment une nouvelle forme de pandémie terrifiante. C’est la pire crise économique que subit le globe depuis la Seconde grande Guerre, selon la Banque mondiale qui prévoit une baisse de 5,2% de l’économie planétaire.

Cette pandémie pourrait déclencher une crise économique mondiale et détruire jusqu’à 25 millions d’emplois dans le monde si les gouvernements n’agissent pas maintenant pour protéger les travailleurs de cet impact, a annoncé l’Organisation internationale du travail en mars.

Déjà en avril, 33 millions seulement aux États-Unis ont perdu leur emploi en 7 semaines selon Investing.com

Les conséquences du confinement au milieu de la pandémie de coronavirus a détruit 20,5 millions d’emplois en avril 2020, la plus forte baisse de l’emploi depuis la Grande Dépression.

Le rapport montre que le taux de chômage est tombé à 13,3% le mois dernier contre 14,7 en avril. La masse salariale non-agricole a augmenté de 2,509 millions de postes après une chute record de 20,687 millions en avril.

Cet Observatoire de l’OIT met également à jour l’estimation de la diminution du temps de travail dans le monde, au premier et au deuxième trimestre de 2020, par rapport au quatrième trimestre de 2019.

On estime que 4,8% des heures de travail ont été perdues au cours du premier trimestre  de l’année (soit 135 millions d’emplois à temps plein en supposant un emploi hebdomadaire de 48 heures). Cela représente une légère révision à la hausse d’environ 7 millions d’emplois depuis la troisième et dernière édition de l’Observatoire.

Le nombre estimé d’emplois perdus au deuxième trimestre demeure inchangé, à 305 millions.

D’un point de vue régional, les Amériques (13,1%), l’Europe et l’Asie centrale (12,9%) présentent les plus grandes pertes d’heures travaillées au deuxième trimestre, souligne le rapport de l’organisation internationale.

Malgré cela, l’effet catastrophique de Covid-19 sur le temps de travail et les revenus du mondiaux se répète en Amérique latine et dans les Caraïbes, où la pandémie entraîne une perte de 5,7% des heures de travail durant le deuxième trimestre, soit l’équivalent de 14 millions de travailleurs à temps plein.

“ Nous sommes confrontés à une destruction massive de l’emplois, ce qui pose un défi d’une ampleur sans précédent sur les marchés du travail, a déclaré le directeur régional de l’OIT, Vinícius Pinheiro. Désormais, nous savons en même temps que l’urgence sanitaire sera surmontée, nous devrons faire face à une véritable reconstruction de nos marchés du travail.”

Au moins un jeune sur six dans le monde a cessé de travailler depuis le début de la pandémie de Covid-19, selon le rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Selon les données gérées par l’OIT, en 2019, le taux de chômage des jeunes de 13,6% était déjà plus élevé que celui de tout autre groupe de la population. Il y avait environ 267 millions de jeunes (soit un sur cinq dans le monde) qui ne travaillaient pas et ne suivaient aucune éducation ou formation professionnelle.

Les jeunes de 15 à 24 ans qui occupaient un emploi étaient également plus susceptibles d’occuper des formes de travail qui les rendaient plus vulnérables, comme les emplois faiblement rémunérés, dans le secteur informel ou en tant que travailleurs migrants.

Le rapport de l’OIT appelle à des réponses politiques urgentes, concrètes et à grande échelle visant à soutenir les jeunes, y compris des programmes complets de garantie d’emploi et de formation dans les pays développés ; ainsi que des programmes et des garanties à forte intensité d’emploi dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Au niveau mondial, la perte d’heures de travail a été de 6,7%, soit l’équivalent de 195 millions de travailleurs à temps plein au deuxième trimestre de 2020. Le document de l’OIT parle également de la pire crise depuis les années 1940, ce qui au final pourrait laisser un équilibre peu probable entre chômage et précarité au travail, couplé à la baisse des salaires.