Le fonctionnement du toucher et du contact

Éducation 20 Avr 2021 Njindam L. Ibrahim
Le fonctionnement du toucher
Pexels - Eren Li

Le fonctionnement du toucher est étonnant. Le toucher est le sens qui a pour organe la peau. Lorsque le toucher d’un individu fonctionne normalement, il est au courant des certains contacts importants établis entre sa peau et un autre corps. Ainsi, il peut rechercher les bons contacts, comme celui de l’air en pleine chaleur ou éviter les mauvais contacts comme celui du feu, donc éviter un danger. Nous vous proposons de découvrir le fonctionnement de ce sens.

Les récepteurs sensoriels liés au fonctionnement du toucher

Le fonctionnement du toucher commence par la détection d’un signal de l’environnement. Dans ce cas, le signal ici est la présence d’un en contact avec la peau. Ce sont les récepteurs sensoriels de la peau qui effectuent ce travail de détection. Ils sont présents dans la peau. Nous avons : le corpuscule de Krause qui détecte le froid ou sensible au froid, le corpuscule de Ruffini sensible à la chaleur, le corpuscule de Meissner sensible aux contacts légers et aux piqures légères, le corpuscule de Pacini qui détecte les variations de pression sur la peau, et les poils sensibles aux tacts. Ces récepteurs convertissent ces signaux en une autre forme. Ensuite, ils les amplifient, afin qu’ils soient bien captés ou bien interprétés par les différents centres nerveux de notre organisme.

Les centres nerveux : cas d’un mouvement réflexe

Une fois le signal ou le contact détecté, les récepteurs sensoriels transmettent l’information aux centres nerveux par l’intermédiaire des canaux qu’on appelle nerfs sensitifs. Le centre nerveux concerné ici est la moelle épinière pour le mouvement réflexe. Elle intègre, analyse et orchestre des réponses ou des ordres en réponse aux signaux. Dans le cas où la situation imposerait un mouvement réflexe comme le contact avec une marmite chauffante, l’information arrive à la moelle épinière. À ce moment, le sujet ressent dans ce cas-ci, de la chaleur. La moelle épinière envoie donc un message au muscle effecteur qui peut être le biceps par les nerfs moteurs. Ce message commande au muscle de se contracter afin que le sujet retire sa main de la marmite chauffante dans cet exemple. 

Les centres nerveux : cas d’un mouvement volontaire

Dans le cas où le signal imposerait un mouvement volontaire, l’information arrive au niveau de l’encéphale qui est aussi un centre nerveux. Il intègre, analyse et formule des ordres en réponse au signal reçu. Le message arrive plus précisément à l’aire de projection sensitive du toucher (logé dans l’encéphale). Ainsi, le sujet ressent la présence d’un objet sur sa peau, mais ne peut pas reconnaitre sa nature : c’est la sensation. Ensuite, l’information arrive à l’aire d’association motrice (toujours dans l’encéphale) du toucher. À ce moment, le sujet peut reconnaitre la nature du corps en contact avec sa peau : c’est la perception. Ensuite, l’encéphale commande alors un mouvement en émettant ses ordres. Ces messages ou ordres seront véhiculés par les nerfs moteurs connectés au(x) muscle(s) effecteur(s). Il peut s’agir des muscles des pieds pour fuir ou accentuer le contact avec le corps étranger en question. Comme on le constate, le fonctionnement du toucher relève d’un miracle dont seul Allah détient les secrets.

 

écrit par : Njindam L. Ibrahim