Le racisme blanc : entre mythe et réalité.

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Jusque-là, le racisme était vu en général comme un acte de discrimination envers une population noire par une population dominante. C’est lorsqu’une personne blanche fait preuve de supériorité face à un peuple d’une autre culture ou d’une autre couleur de peau. Bien que la science ait prouvé que la race n’existe pas au niveau biologique, au niveau moral, elle est présente. Cependant, depuis plusieurs années, un phénomène de racisme anti-blanc ou racisme inversé est de plus en plus discuté.

Le racisme, c’est quoi ?

Le racisme est un mode de pensée qui consiste à percevoir l’Autre comme étant inférieur. Cette vision exclut des personnes à cause des critères culturels, religieux ou des traits physiques comme la couleur de peau. La raison principale peut évidemment être la peur de l’Autre et le préjudice qu’on fait de l’autre.

 

Peut-on parler de racisme lorsqu’on évoque les blancs ?

 

Le racisme se traduit par des actes de discrimination et d’oppression d’un peuple majoritaire et puissant à une population minoritaire. Étant donné que les personnes de couleur blanche forment la majorité, l’emploi du mot « racisme » est un peu ambigu. Ensuite, les blancs sont dominants dans les sphères économiques, sociales et politiques. C’est pour cela que la question de racisme peut sembler aberrante. Les Blancs ont d’office plus de pouvoir institutionnel alors que les noirs se retrouvent dès le départ dans une position inférieure. Ainsi, parler de racisme anti-blanc, alors qu’ils sont dans une position supérieure face aux autres minorités, souvent discriminées, est insensé.

 

Pourtant, discréditer l’oppression des uns et accréditer l’oppression et la discrimination des autres n’a pas de sens. Cela se résumerait à donner plus d’ampleur à la discrimination des uns en amplifiant encore plus les inégalités. En revanche, la notion du racisme anti-blanc est peut-être une manière erronée de percevoir le problème. Il s’agirait plutôt d’un problème qui réside dans le préjudice racial que dans le racisme lui-même. Par exemple, être blanc ne signifie pas qu’on va être renvoyé à cause de sa couleur de peau. De plus, le privilège blanc est une réalité qui existe dans la société. Ainsi, accepter que le racisme anti-blancexiste, risque de dévaloriser l’expérience des peuples soumis au racisme. Cela permet une mésinterprétation de ce qu’est réellement le racisme.

 

Par conséquent, il est davantage plus important de se mobiliser contre le racisme en soi, plutôt que de créer des catégories de racisme. Ainsi, en évitant de tomber dans une sorte de communautarisme qui risque de renforcer la question raciale.

 

écrit par : ANGUTAYEVA Madina