Les principes de l’écologie sont intégrales à l’Islam

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écologie principe, ville verte, feuille soleil © Natee Srisuk | Dreamstime.com

Ceux qui ont mécru, n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l’eau toute chose vivante. Ne croiront-ils donc pas ?” (Surat Al Anbiyaa 21:30).

Souvent cela ne relève pas de connaissance commune, mais les forêts sont vitales pour notre approvisionnement en eau de qualité. Elles influencent la façon dont la pluie tombe et filtrent notre eau en la traitant et la relâchant dans les fleuves. En protégeant les forêts du monde, nous protégeons également l’eau propre dont nous dépendons pour notre survie.

L’Islam interdit la coupe ou la destruction des arbres et des plantes, et encourage les gens à protéger et à augmenter les plantes, car une grande récompense est associée à cette pratique.

Dans un de ses hadiths, le prophète Muhammad (Paix sur lui) a profondément incité les musulmans et les croyants à prêter attention et à prendre soin des plantes et de la flore terrestre : “Tout musulman qui plante un arbre ou cultive une terre et qu’en mange un oiseau ou un homme ou un animal, alors ce sera considéré comme une aumône (ou il lui sera attribué la récompense d’une aumône” . (Sahih Bukhari Vol. 8, Livre 73, n° 41).

Le messager d’Allah a également dit : “Si l’Heure a lieu alors que l’un d’entre vous a un petit palmier à planter dans sa main, s’il peut le planter avant qu’elle n’ai lieu qu’il le plante.” (Boukhari, Al Adab Al Moufrad n°479: authentifié par Cheikh Albani)

Le prophète Muhammad (PSL) a été un pionnier de la foresterie et un écologiste de premier plan. Un hadith prophétique dit : “Tout musulman qui plante un arbre duquel mange un être humain, une bête ou un oiseau, se verra compter une bonne action pour cela au Jour de la résurrection.” (Ahmad b.Hanbal, Musnad, IV, 61).

L’un de ses plus grands efforts dans ce contexte a été de reboiser une zone appelée Zuraybu’t Taweel, où il a annoncé : “Quiconque coupe un arbre ici devrait plutôt en planter un nouveau.”

De nombreuses inscriptions religieuses dans le Saint Coran et la Sunna prophétique montrent que la Charia islamique célébrait le bien-être de l’environnement depuis des siècles.

Le discours d’Abu Bakr, premier calife d’Islam, fait à ses soldats lors de leur envoi, comprenait l’interdiction de détruire les arbres comme acte de vengeance ou de punition collective. Si tel est le statut des plantes dans la vision islamique du monde pendant la guerre, cela témoigne du bien-être social qu’incorpore l’Islam.

Les forêts couvrent un tiers des terres émergées de la planète et remplissent des fonctions vitales dans le monde entier. Environ 1,6 milliard de personnes, dont plus de 2 000 cultures indigènes, dépendent directement des forêts pour leur subsistance.

Les forêts sont les écosystèmes terrestres les plus diversifiés sur le plan biologique, abritant plus de 80 % des espèces terrestres d’animaux, de plantes et d’insectes. Elles offrent également un abri, des emplois et la sécurité aux communautés qui dépendent des forêts.

Pourtant, malgré tous ces avantages inestimables sur le plan écologique, économique, social et sanitaire, la déforestation mondiale se poursuit à un rythme alarmant : 13 millions d’hectares de forêts sont détruits chaque année. La déforestation est responsable de 12 à 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre qui contribuent au changement climatique.

Ceci donne raison pour se questionner sur ce qu’on fait avec notre planète, et si l’on verse déjà de l’argent vers des fonds, à qui envoi-t-on vraiment notre argent.