L’histoire d’Asiya, l’épouse du Pharaon

Moise enfant et sa mère adoptive
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Asiya, la femme du pharaon (probablement Roi Ramses II, selon la plupart des savants), n’était pas une femme ordinaire. Sa force et sa personnalité resteront à jamais inégalées.

C’était une femme qui ne s’est jamais laissée définir ou limiter par ses circonstances douloureuses, mais qui portait en elle une foi et un sens de soi si profonds, qu’elle était prête à mourir pour ce en quoi elle croyait. C’est pour cette raison que le prophète Muhammad (Paix sur lui) l’a mentionnée comme l’une des plus grandes femmes de tous les temps.

Un jour, le prophète Muhammad (PSL) a dit:

« Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais aucune femme n’a atteint la perfection, sauf Marie, la fille d’Imran, et Asiya, la femme du Pharaon. » (Al-Bukhari)

L’histoire d’Asiya commence en Egypte où elle a vécu avec son mari, le Pharaon – connu comme le plus grand tyran de tous les temps. Après qu’une voyante lui eut dit qu’il serait dépassé par un homme des Enfants d’Israël, Pharaon ordonna l’exécution de tous les bébés mâles.

Ainsi, lorsque le prophète Moïse (sur lui la paix) est né, sa mère a craint pour sa vie. Mais Dieu lui a assuré qu’il serait en sécurité, et lui a dit de le mettre dans un panier et de le déposer sur le Nil. Le Coran nous le dit :

« Et Nous révélâmes à la mère de Musa (Moïse) [ceci]: « Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n’aie pas peur et ne t’attriste pas: Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager. » (Coran 28:7)

Et comme Dieu l’avait promis, le prophète Moïse est arrivé sain et sauf sur le rivage, où il a été retrouvé par Asiya, qui a pu convaincre son mari de garder l’enfant. Dieu dit dans le Coran ce que cela signifie :

« Les gens de Fir’awn (Pharaon) le recueillirent, pour qu’il leur soit un ennemi et une source d’affliction ! Fir’awn (Pharaon), Hâmân et leurs soldats étaient fautifs. Et la femme de Fir’awn (Pharaon) dit: ‘ (Cet enfant) réjouira mon œil et le tien ! Ne le tuez pas. Il pourrait nous être utile ou le prendrons-nous pour enfant.’ Et ils ne pressentaient rien. » (Coran 28:8-9)

Moïse a donc grandi, sous la protection d’Asiya, dans la maison du Pharaon. Eventuellement et après de multiples aventures au cours de ses années de vie, Moïse est devenu un grand prophète, appelant son peuple à vénérer le Dieu unique. Mais à cause de l’oppression du Pharaon, peu de gens avaient le courage de croire en lui.

Pharaon se proclamait Dieu, et beaucoup d’enfants d’Israël étaient terrifiés à l’idée de lui désobéir. Pour ceux qui avaient osé désobéir à Pharaon et croire en Moïse, subissaient une punition grave. Lorsque les magiciens ont réalisé la vérité du message de Moïse, ils ont immédiatement cru au seul vrai Dieu.

Le Pharaon leur a dit :

 « Alors Fir’awn (Pharaon) dit: « Avez-vous cru en lui avant que je ne vous y autorise ? C’est lui votre chef qui vous a enseigné la magie. Je vous ferai sûrement, couper mains et jambes opposées, et vous ferai crucifier aux troncs des palmiers, et vous saurez, avec certitude, qui de nous est plus fort en châtiment et qui est le plus durable. » (Coran 20:71)

L’histoire d’Asiya

Pourtant, malgré cette persécution, Asiya croyait au message de Moïse et se tenait fermement à sa foi. Cette foi était si forte qu’elle était prête à mourir pour elle. Lorsque le Pharaon découvrit qu’elle croyait, il la tortura sévèrement.

Sa croyance en Dieu était si forte qu’elle en a fait un symbole éternel :

« Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Fir’awn (Pharaon), quand elle dit: « Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Fir’awn (Pharaon) et de son œuvre; et sauve-moi des gens injustes. » (Coran 66:11)

Asiya était une reine. Elle était l’épouse d’un des hommes les plus puissants de la planète. Elle a vécu une vie d’une richesse et d’un luxe inégalés. Et pourtant, elle savait que sa vraie maison était au Paradis.

Elle n’avait aucun attachement à cette vie. Asiya n’était pas définie par la méchanceté de l’homme qu’elle avait épousé. Son esprit et son âme restaient indépendants de son mari et son coeur n’était pas esclave de ses croyances. Elle refusa de se soumettre à la tyrannie de son mari, mais choisit plutôt de consacrer son âme et sa vie à Dieu.

L’histoire d’Asiya est un exemple éternel d’une femme qui a choisi l’au-delà plutôt que les paillettes de ce monde, et dont l’amour pour Dieu et le Foyer auprès de Lui l’a inspirée à affronter le plus grand tyran de tous les temps et à donner sa vie dans le processus.