L’histoire de Hajar et la source de Zam Zam

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Montagnes Hajar, Oman © Alexey Stiop | Dreamstime.com

L’histoire de Hajar et Ibrahim:

Hajar était la seconde femme du prophète Ibrahim (AS), connu comme “l’ami d’Allah”. Lui et sa première femme, Sara, vivaient en Palestine, pendant la majorité de leurs vies. Ils travaillaient dur et étaient généralement heureux, mais il leur manquait une chose : Ils n’avaient pas d’enfants. Sara a donc suggéré à Ibrahim d’épouser sa servante, Hajar, afin qu’ils puissent avoir un enfant.

La decision à été prise et bientôt, Ibrahim a eu un fils depuis Hajar qu’ils ont nommé Ismaël. Une fois qu’il avait un peu grandi, le prophète Ibrahim emmena Hajar et son fils Ismaël dans une vallée, qui s’est plus tard fait connaître comme l’endroit le plus saint de tous – La Mecque. À cette époque néanmoins, ce n’était qu’une terre aride et désolée d’apparence.

Selon la volonté de Dieu, le prophète Ibrahim devait y laisser Hajar et Ismaël. Une foi arrêtés sur leur chemin montagnard, Hajar demanda à son mari : “Tu nous quittes ?” Le prophète Ibrahim ne répondit rien. Elle ne cessait pas de poser la même question, toujours sans réponse. Elle lui : “Est-ce sur ordre d’Allah ?”, ce à quoi il a répondu : “Oui.” Et à cela, elle répondit : “Alors nous ne serons pas perdus.”

Alors il leur a laissé un sac de dattes et une sacoche d’eau. Quand l’eau a commencé à manquer, Hajar est sorti pour en chercher. En escaladant la première montagne, le Mont Safa, elle regarda autour pour s’assurer qu’il n’y avait personne.  Puis, courant de l’autre côté de la vallée, elle escalada la deuxième montagne, le Mont Marwa.

Elle fît cela sept fois, en courant entre les montagnes, jusqu’à ce que sur son retour, elle voie Ismael donner un coup de pied au sol avec son talon, laissant jaillir une source d’eau pure et douce. L’eau qui coule là encore aujourd’hui est connue sous le nom mélodique: eau de zam zam.

L’impacte de Hajar sur la société:

De nos jours, tous ceux qui se rendent à la Mecque suivent les mêmes traces de Hajar. Elle était une musulmane exceptionnelle dans sa foi, une personne qui se soumet à Dieu dans tous les sens du terme. Nous suivons ses actions au Hajj et à la Oumra, mais examinons vraiment le statut et le niveau de foi qu’elle a illustrés.

Lorsque nous parlons de tawheed, ou de l’unicité de Dieu, nous en parlons dans le sens où nous croyons qu’il n’y a qu’un seul Dieu, littéralement. Mais si vous regardez plus profondément, vous pouvez comprendre que oui, il n’y a qu’un seul Dieu, ce qui signifie aussi que nous ne comptons que sur Lui… ce que Hajar a embrassé. Avec un enfant naissant dans un pays inconnu, sa bravoure et sa confiance en Dieu étaient exemplaires ; un rappel que nous pouvons utiliser dans notre vie quotidienne.

Nous devons comprendre que même lorsque nous nous sentons seuls, ou que nous avons l’impression de lutter, nos croyances soulignent que Dieu prend soin de nous d’une manière dont nous ne nous rendons même pas compte. Tout se passe selon Sa volonté, et Il est là pour nous même lorsque les choses semblent sans espoir, comme pour Hajar, qui s’est trouvé seule dans le désert sans eau.