Quelques effets dévastateurs du riba sur la société

Islam Contributor
démonstration de l'interdiction de Riba ou l'usure en Islam, le Riba est haram
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La pratique du riba (usure) est un grand péché en islam. Allah a prévenu et menacé ceux qui s’adonnent à cette pratique.

« Allah anéantit l’intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allah n’aime pas le mécréant pêcheur. » Al-Baqarah (2 : 275)

Un châtiment douloureux attend les contrevenants dans l’au-delà. Qu’Allah nous en préserve. La prohibition de l’usure comporte plusieurs sagesses. Examinons-en quelques-unes.

Le riba, une forme d’asservissement

La mécanique de l’usure fait en sorte que l’emprunteur soit soumis au diktat du prêteur. Ce dernier, en exigeant un remboursement majoré d’intérêt, est capable de lui mettre la pression pour payer sa dette. Ainsi que le menacer, lui faire du chantage, etc. Il arrive que le créancier impose une majoration des intérêts au fur et à mesure que le temps s’écoule sans remboursement. Si la transaction est documentée et formalisée, il est possible que le débiteur paie une somme de loin plus énorme que le montant de la dette contractée saisisse des biens du débiteur d’une valeur plus élevée que la somme empruntée. Cela se vérifie facilement dans le système bancaire par la saisie des biens de personnes n’ayant pas pu payer leurs dettes assorties d’importants intérêts.

Le riba, un goulot d’étranglement pour l’économie

Au niveau macroéconomique (au-delà de la sphère des individus), l’usure cause de nombreux déséquilibres socio-économiques. De nombreux pays remboursant leurs dettes extérieures ont déjà payé plusieurs fois ce qu’ils devaient aux bailleurs de fonds en raison de l’usure qui se greffe aux remboursements. Ce phénomène a de graves conséquences sur le budget des pays endettés. Au lieu d’investir dans des secteurs prioritaires, ces États sont contraints de payer plusieurs milliards de leurs monnaies en plus de la dette initiale. C’est ainsi que de nombreux citoyens sont privés de commodités de base que leurs gouvernements ne peuvent pas leur offrir, car engagés dans le remboursement de la dette extérieure.

Une pratique qui prend de l’ampleur

Nous savons à quel point les mauvaises habitudes ont la peau dure. La pratique du riba s’est répandue au fil du temps. L’appât du gain facile et illicite tente de nombreuses personnes y compris parmi les musulmans. Comme toutes les perversités qu’Allah a interdites, la pratique de l’usure est si présente qu’elle entache même les transactions les plus insoupçonnées. Les plus jeunes, déjà conscients de cette « niche de gains » facile, se prêtent aussi au jeu et perpétuent un des péchés les plus sévèrement réprimés en islam.

La pratique du riba conduit à la surexploitation des ressources

Le riba, le surplus sur la dette, n’est adossé sur aucun bien réel. Pourtant, pour rembourser cet intérêt né ex nihilo, il faut bien engager des ressources existantes. On se retrouve à les surexploiter pour rembourser un montant qui ne correspond à aucune création de richesse. On consacre des efforts, des ressources humaines, etc. littéralement en vain. Cela a un effet pervers sur l’environnement puisque les ressources naturelles sont exploitées à outrance pour satisfaire un niveau de production qui ne reflète pas la réalité de nos besoins. Évitons le riba à tout prix. ALLAH est infiniment plus savant.

 

écrit par : Njindam L. Ibrahim