Quels droits doit respecter un Avocat Musulman

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Avocat montre une balance de justice© Nataliia Mysik | Dreamstime.com

Maintes personnes ne sont pas suffisamment aptes de présenter leur point de vue correctement lorsqu’il s’agit d’un procès, de le justifier en donnant des preuves et de gagner leur droit. Par conséquent, la Charia bénie a permis à une personne d’élire quelqu’un d’autre comme son représentant dans le but de poursuivre l’affaire en son nom. Cette pratique remonte à l’Antiquité-même.

Concernant la possibilité et la sagesse de faire de quiconque un représentant pour le traitement des différends, l’imam Sarakhsi a déclaré:

Si une personne fait de quelqu’un d’autre son représentant pour que le représentant règle le différend en son nom, cela est admissible. Une personne étant autorisée à régler elle-même le différend, elle est également autorisée à le faire contrôler par son représentant. Parfois, une personne doit faire de quelqu’un d’autre son représentant pour la raison que le premier n’est pas prudent [c.-à-d. sage], soit parce qu’il veut éviter de faire face à la situation honteuse au tribunal. Quoi qu’il en soit, faire de quelqu’un un représentant à des fins d’arbitrage est autorisé et dans la pratique sans aucun déni depuis l’ère bénie du plus grand Nabi. (Al-Mabsoot Sarakhsi, vol. 19, p. 6)

Répondant aux exigences Shar’i de l’accord salarial, le représentant peut recevoir le salaire en échange de poursuites. Il est précisé:

Si une personne fait de quelqu’un d’autre son représentant pour le règlement d’un différend, en expliquant la situation au représentant et en fixant le moment de l’affaire; et le représentant fait également ce travail en échange d’un salaire, alors cet emploi est valide et le salaire doit être payé. (Durar-ul-Hukaam Sharh Mujalla-tul-Ahkam, vol. 3, p. 594)

Concernant la possibilité de faire de quelqu’un un représentant, un éminent et légendaire érudit de la charia et de Tareeqah ‘Allamah Maulana Mufti Muhammad Amjad Ali A’ Zami a déclaré:

Allah a béni les humains de différentes natures; l’un est fort tandis qu’un autre est faible; certains ne sont pas aussi intelligents, d’autres très. Tout le monde n’a pas la capacité de faire face à ses problèmes lui-même et il n’est pas non plus prêt à accomplir toutes ses tâches de sa propre main. Par conséquent, l’homme doit faire faire son travail par d’autres. Par conséquent, il est juste de faire de toute personne un représentant pour le règlement d’un différend concernant tous ces droits d’autrui qui ne deviennent pas nuls et non avenus uniquement sur la base d’un doute, peu import que ces droits soient liés à la dette ou à la richesse existante. (Bahar-e-Shari ’at, vol. 2, pp. 973, 977)

Néanmoins, il faut se méfier! Comme tout autre professionnel, un avocat est également tenu de respecter les principes de la Charia. Dans l’exercice de ses fonctions, l’avocat doit s’abstenir de mentir, de tromper, de favoriser quiconque de manière injustifiée et de faire porter un jugement contradictoire avec Shar’iah. De même, il doit également s’abstenir de montrer l’oppresseur comme opprimé et vice versa, ainsi que de violer le droit d’une personne de manière injustifiée, etc. Si l’avocat aide avec quelque chose une affaire pécheuse, il sera lui-même considéré comme un oppresseur.

Dans le Saint Coran, Allah a donné le commandement suivant au Prophet Muhammad (PSl) pour l’avoir transmis à sa Ummah, en le guidant:

“Ô bien-aimés, Nous avons en effet envoyé vers vous le vrai Livre, afin que vous puissiez juger entre les peuples; comme Allah vous le montre, et ne combattez pas au nom des trompeurs. Et demandez pardon à Allah; en effet, Allah est le Plus Pardonneur, le Plus Miséricordieux. Et ne vous battez pas au nom de ceux qui sont malhonnêtes envers eux-mêmes; en effet Allah n’aime aucun pécheur extrêmement perfide.” (Partie 5, Sourate An-Nisa, Ayah 105-107)