Qu’en dit l’Islam sur la musique ?

homme sur la rue charme un serpent
Marrakesh, Maroc - Septembre 2019, charmeur de cobra sur la rue © Victor Sanchez | Dreamstime.com

Le concept de musique est sans doute polémique et fut le sujet de débats pendant des centaines d’années, restant amplement discuté parmi les érudits et le peuple commun jusqu’à ce jour. La première question principale qui surgit sur ce sujet à ce jour semble être: Dans quelle mesure l’Islam tolère la musique?

Alors, ça serait une exagération de dire que la musique est interdite par le Coran. En effet, l’un devrait se mentir pour dire que les recitations Coraniques (qira’at) ne sont pas conçues pour être le plus mélodique que possible afin de démontrer la beauté du texte. Néanmoins, on doit éviter de qualifier les qira’at en musique, cela pourrait être vu comme une insulte, puisque les deux formes sont considérés fondamentalement différentes en Islam.

En plongeant dans les enseignements du Coran, étant le principal guide de vie pour un Musulman, on voit très peu de description sur la pratique du chant ou le jeu d’instruments, ayant aucune mention du fait que le concept de la musique est en lui-même mauvais, ou devrait être interdit. Effectivement, interdire la musique complètement se lierai mal avec l’approche très calibrée de l’Islam envers la vie et l’expérience humaine.

D’une part, il est vrai que Prophet Muhammed (PSL), notre modèle, n’était pas particulièrement connu pour son soutien de la musique. Il a néanmoins participé à plusieurs événements qui ont accueilli de la musique où, non seulement jouaient des instruments- mais quelques femmes chantaient occasionnellement. Il n’y a, en tant que telle, aucune preuve réelle dans ce morceau d’histoire corroborant à la suggestion que la pratique de musique devrait être limitée qu’à l’occasion du mariage. Ainsi, il semblerait que selon deux sources islamiques les plus fiables, la musique elle-même n’est pas considérée comme indécente.

Mais quel genre de musique serait vraiment approprié dans ce type d’événement, ou ailleurs? Eh bien, il est avant tout nécessaire de différencier les trois catégories dans lesquelles les érudits Islamiques divisent généralement la musique: légitime, controversée et illégitime.

La musique illégitime est dite celle qui éloigne les gens des enseignements de l’Islam en promouvant des activités contradictoires à ses principes (alcool, jeux d’argent, prostitution, etc.)

La musique controversée constitue essentiellement la majorité des autres types de musique, car la plupart des paroles et des connotations ne sont pas nécessairement en accord avec les valeurs de l’Islam ou n’en font la promotion. Certains érudits sont cependant très stricts en ce qui concerne l’idée générale de même s’engager avec l’industrie de la musique moderne, arguant qu’elle est moralement corrompue et vilaine (promouvant intérieurement un mode de vie égoïste et haram), même si certaines chansons peuvent ne pas être considérées comme «mauvaises» en soi.

Issu de cette perspective, aucun musulman ne devrait s’associer ou s’exposer à une telle organisation. Selon cet avis, seulement très peu parmi toutes chansons peuvent être considérées légitimes.

Les savants les plus conservateurs soutiennent la position que la musique n’est pas une activité digne, dans la mesure qu’elle est une distraction de l’étude du Coran. Normalement, le qira’at devrait suffire pour satisfaire le désir humain pour la sonorité mélodique. La musique, selon ces premiers, n’est qu’un écart par rapport à la pureté du qira’at. Par conséquent, la musique semble être tolérée par eux dans le contexte du mariage, car il s’agit d’un événement qui d’une part peut accueillir la musique, d’autre, beaucoup moins bien la qira’at, mais généralement peu dans les autres contextes. 

D’une manière générale, chaque musulman doit trouver la réconciliation avec la question sur al musique par lui-même. Si vous estimez que faire de la musique vous exposera potentiellement à un mode de vie inadéquat pour un musulman, il est probablement préférable de trouver une activité différente (un sport par exemple). D’autre part, si c’est quelque chose que vous aimez faire sans que cela compromette votre foi et enlève beaucoup du temps du récit et apprentissage du Coran, alors je doute qu’Allah (SWT) irait à l’encontre de votre décision.