Question d’Athées: Si Allah est Infiniment Bon, pourquoi le Mal existe-t-il ?

Macaques en argent statuettes
Entendre, voir, dire du Mal - singes © Anderm | Dreamstime.com

L’une des principales questions philosophiques que les athées et les agnostiques soulèvent toujours c’est pourquoi Dieu, le Créateur toujours miséricordieux, a-t-il permis à tous ces maux d’exister dans le monde?

Ils posent des questions telles que: pourquoi, si Dieu le Tout-Puissant nous aime, a-t-il créé la maladie, la vieillesse, le cancer, microbes, poisons, scorpions, tremblements de terre, volcans, inondations, tempêtes, soleil brûlant et froid glacial?

Tout d’abord, il faut comprendre que la terre n’est pas encore le Paradis et notre temps ici-bas est ce qui est le mieux pour nous selon Allah (SWT). Donc, comme nous ne sommes pas encore parfaits, c’est ici que nous nous préparons pour entrer au Jannah et cette étape intermédiaire ne peut donc pas être elle-même parfaite, puisqu’elle consiste d’hommes – êtres imparfaits qui créent eux-mêmes la plupart des maux. 

Ainsi, le Mal est une occurence nécessaire sur terre, tout comme le Bien. La première question à laquelle nous devrions docn réfléchir lorsque nous pensons à la maladie, au tremblement de terre, au volcan et à la guerre c’est lequel des deux prévaut, le mal ou le bien?.

Sur ce, on peut déjà sans longs calculs commencer par affirmer qu’au cours de la vie, la bonne santé est la règle générale tandis que la maladie est une condition exceptionnelle et temporaire.

La norme globale de la terre, soit les surfaces sur les plateaux tectoniques, est la stabilité alors que le tremblement de terre est une condition fréquente, mais peu répandue en pourcentage de la surface terrestres, ainsi que peu souvent dévastatrice. 

À cet égard, une explosion de volcan est également une exception. Même sur les îles volcaniques, comme l’est une partie des Philippines, la norme reste la vie calme qu’ils vivent au quotidien, très peu souvent troublés par des explosions réellement violentes.

Les guerres sont de même des intervalles relativement courts de troubles qui affligent les nations, suivis de longues périodes de paix générale, qui reste la règle dominante. Sur ces quelques bases, on déjà commence à voir que la bonté prévaut sur le mal.

De plus, rien ne peut vraiment être jugé mauvais de tous les côtés. Au contraire, l’existence du mal implique en elle-même l’existence d’une bonté nécessaire. Il ne pourrait pas avoir de mal sans avoir du bien, autrement on ne peut penser ni en termes de l’une ni dans l’autre catégorie. 

L’explosions d’un volcan par exemple, est l’ouverture qui permet la renouvellement de la croute terrestre appelé la lithosphère. Ce processus se reproduit spontanément en raison de mouvements souterrains formant la croûte terrestre, n’ayant pas du tout en tête ce que les personnes la-haut font avec leur habitations au cours de sa vie.

Il serait évident de dire qu’une bonne partie des inventions médicales et découvertes scientifiques majeures ont vu le jour en temps de guerre. Cela incluait la découverte de la pénicilline et l’invention des avions à réaction, des roquettes, etc. Nous ne cessons de dire que si nos ancêtres n’étaient pas passés à côté, nous n’aurions pas pu occuper ces postes aujourd’hui. En vérité, chaque nuage a une lueur d’espoir.

Sans maladie, nous n’apprécierions pas la santé. On dit que la bonne santé est une couronne portée par certaines personnes qui n’est vue que par ceux qui sont malades. Ainsi, sans tomber malade, nous avons du mal a apprécier la santé. Sans l’existence de la laideur, nous n’apprécierons pas la beauté et sans l’obscurité de la nuit, nous ne profiterons pas de la lumière du jour.

Par conséquent, très souvent, pour réaliser la valeur des choses nous devons être exposés à ces contraires. Le philosophe islamique Abu Hamid al-Ghazali a magnifiquement commenté ce dicton: “Les imperfections qui existent dans l’univers équivalent à sa perfection ultime, de même que l’efficacité ultime d’un arc réside dans sa surface tordue. Aucun arc ne permet de tirer parfaitement les flèches si elle a été redressée.”

Subir le mal fait la distinction entre les généreux et les avares, les courageux et les lâches. En période d’afflictions et de guerres, certaines personnes se cachaient et traînaient derrière tandis que d’autres au contraire, sortaient pour combattre fermement. Ces difficultés ne distinguent pas seulement les gens dans ce monde, mais de même dans l’au-delà. Le Mal est donc un mécanisme nécessaire que Dieu (SWT) offre aux personnes pour s’améliorer sur eux mêmes, ainsi que pour qu’ils apprécient les choses qu’ils ont.