Résoudre un exercice sur le monohybridisme

Éducation Njindam L. Ibrahim
génétique
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Le monohybridisme est le croisement entre deux individus qui diffèrent d’un seul caractère. Les premiers fondamentaux de la génétique (branche de la biologie qui étudie l’hérédité) se sont construits sur le monohybridisme. Il va donc de soi que la compréhension de la génétique passe forcément par là. En corrigeant les exercices sur le monohybridisme, les enseignants se rendent compte que beaucoup d’élèves ne maitrisent pas les règles de base à ce sujet. C’est dans cette optique que nous proposons la ligne à suivre pour traiter des exercices sur le monohybridisme avec succès.

La relation entre les allèles

Au niveau du lycée, les exercices sur le monohybridisme concernent seulement un gène, et les différents caractères sont leurs phénotypes (expressions physiques d’un allèle). La première chose à faire, qu’on l’ait demandé ou pas, est de déterminer les allèles dominant, récessif ou de déterminer si les allèles sont dominants. L’allèle dominant est celui qui s’exprime toujours seul ou en présence d’autres allèles. C’est l’allèle dont le phénotype est toujours présent en F1 à 100 % et prédominant en F2 à 75 %, lorsque les parents sont de lignées pures. En ce qui concerne l’allèle récessif, c’est celui dont le phénotype disparait en F1 et réapparait en F2 à 25 % lorsque les parents sont de lignées pures. Quant aux allèles codominants, ils existent si et seulement si un phénotype intermédiaire apparait en F1 à 100¨%, et en F2 à 50 %, lorsque la génération parentale est de race pure. 

La nature du gène : autosomal ou gonosomal ?

Une fois qu’on a déterminé la nature des allèles, il faut ensuite déterminer la nature des gènes. Ceci est fondamental pour résoudre un exercice sur le monohybridisme. Nous précisons une fois de plus qu’il faut déterminer si le gène en question est autosomal ou gonosomal, que la question soit posée ou pas. Pour qu’un gène soit gonosomal, il faut qu’il y soit la présence du criss-cross. Il s’agit du fait qu’un parent transmette son phénotype à sa descendance du sexe opposé. Par ailleurs, lorsque les croisements réciproques ne donnent pas les mêmes résultats, il faut considérer l’hypothèse que le gène concerné soit gonosomal. Quant au gène autosomal, il faut juste prouver qu’il n’est pas gonosomal pour confirmer qui est bien autosomal. Nous précisons qu’il est possible que ces informations soient données dans l’exercice d’une manière ou d’une autre.

Écrire les génotypes de la génération parentale

La dernière chose obligatoire à faire lorsqu’on traite des exercices sur le monohybridisme est d’écrire le génotype (ensemble des allèles d’un individu pour un certain nombre de caractères). Même si la question n’est pas posée, il faut effectuer cette tâche. En effet, elle vous permettra de trouver les réponses aux différentes questions. Donc pour écrire le génotype d’un individu, il faut d’abord écrire le génotype de ses parents et des gamètes des parents. Ensuite, procéder par le diagramme de branche ou l’échiquier de croisement.

Ces étapes permettent de prouver logiquement à l’examinateur que vous maitrisez les méthodes de la génétique. ALLAH sait mieux. 

 

écrit par : Njindam L. Ibrahim