Une leçon de Reconnaissance qu’on oublie trop Souvent: Sourate Al-waqia

Foi Imane Lamine 15-Sep-2020
prière musulmane
Homme prie durant la période de Ramadan © Ruslee Yaena | Dreamstime.com

L’un des chapitres du Coran, recommandé aux musulmans à réciter souvent, est appelé Sourate Al-Waqia. Ce chapitre traite la vie après la mort, en détaillant les endroits où différents groupes de personnes vont se retrouver selon la façon dont ils ont passé leur vie.

Vers la dernière partie du chapitre, après avoir discuté les destinations finales des trois groupes de personnes, Dieu tourne l’attention de l’humanité vers des créations spécifiques.

« Voyez-vous donc ce que vous labourez ? Est-ce vous qui le cultivez ? Ou [en] sommes Nous le cultivateur ? Si Nous voulions, Nous le réduirions en débris. Et vous ne cesseriez pas de vous étonner et [de crier] » (Coran 56:63-65).

Dans ce groupe de versets, Dieu dit à l’homme de regarder quelque chose d’aussi petit qu’une graine. Celle-ci commence en ayant une taille qui rentre facilement dans notre main, mais finit par grandir de façon exponentielle.

Éventuellement, les arbres finissent par être plus grands que les gens eux-mêmes, et en plus de cela, ils portent de multiples fruits utiles. D’autres graines se transforment en grains, et d’autres encore en légumes. Dieu demande cependant aux êtres humains de réfléchir : est-ce vraiment nous qui avons fait pousser cette petite graine ?

Nous l’avons peut-être planté et arrosé, mais à part cela, nous n’avons pas véritablement contribué à sa transformer en quelque chose d’aussi grandiose. Dieu montre que c’est Lui qui fait pousser cette graine et que s’Il l’avait voulu, Il aurait pu la réduire à néant. Au lieu de cela, il permet au monde entier d’en profiter.

Les versets se poursuivent et Dieu indique une autre bénédiction « Voyez-vous donc l’eau que vous buvez ? Est-ce vous qui l’avez fait descendre du nuage ? Ou [en] sommes Nous le descendeur ? » (Coran. 56:68-70).

Imaginez si l’eau était amère ! Tout cela pour dire, Dieu seul est en capacité de déterminer la causalité des choses – nous n’avons aucun pouvoir sur un tel système. C’est grâce à sa générosité qui a rendu cette eau pure et agréable pour l’humanité, ainsi que les animaux et les plantes.

On s’arrête rarement pour y penser, mais l’eau est une immense bénédiction qui est nécessaire à toute vie ; elle est en elle-même un signe de vie. Entre centaines d’autres choses, on l’utilise aussi pour nous laver, pour notre nourriture et nos vêtements. Pourquoi ne sommes-nous donc pas reconnaissants pour l’eau qu’Il nous a donné ? Il est certain que nous l’utilisons tous les jours sans même penser qu’on devrait être particulièrement reconnaissants à quelqu’un.

« Voyez-vous donc le feu que vous obtenez par frottement ? Est-ce vous qui avez créé son arbre ou [en] sommes Nous le Créateur ? Nous en avons fait un rappel (de l’Enfer), et un élément utile pour ceux qui en ont besoin. » (Coran. 56 :71-73).

Frotter deux bâtons ensemble aurait bien pu être un processus qui n’aboutit à rien. Au lieu de cela, Dieu a permis au feu de s’allumer d’une manière incroyable. Celui-ci apporte chaleur et sécurité, permettant de cuire nos aliments. Nous ne faisons rien pour que les étincelles qui s’enflamment et deviennent une chose de survie et de substance qui, comme les autres signes mentionnés précédemment, ne vient que de Dieu.

Dieu n’a pas eu besoin de nous donner des provisions telles que la nourriture, l’eau et le feu. Nous négligeons ces bénédictions essentielles à chaque instant de notre vie, et Dieu, connaissant nos tendances à l’oubli, utilise ces versets de la sourate Al-Waqia pour recentrer notre attention sur Lui à travers Ses signes.

Après avoir réalisé que des bénédictions aussi énormes nous parviennent sans que nous y soyons pour rien, nous devrions éprouver un incroyable sentiment de gratitude et de reconnaissance envers Dieu.